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 les histoires très courtes (by crayonne)

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Crayonne
modéractrice de charme et dessinatrice officielle de Sano Rotter


Nombre de messages: 615
Age: 28
Localisation: Bibliothèque de Boudebar
Date d'inscription: 25/07/2006

MessageSujet: Re: les histoires très courtes (by crayonne)   Mar 18 Aoû - 8:28

Ce soir là, tout devait basculer dans l’horreur la plus totale.

Charles et Eleanor s’étaient repliés dans la chambre de Crayonne. Au rez-de-chaussée, on pouvait entendre les lourds bruits de pas martelant le sol, et des voix hurlaient presque. Eleanor avait prit sa petite fille dans ses bras. Charles s’était mit devant elles. Il réfléchissait à toute vitesse : il n’y avait aucune échappatoire possible. Il se tourna vers sa femme :
« Je vais les retenir… Essaye de partir avec la petite… »
« Mais tu es fou ! Ils vont te tuer ! »
Charles lança un sourire à sa femme.
« N’importe quel homme serait près à mourir pour protéger ceux qu’il aime, tu ne croit pas ? »
« Imbécile… Il n’y a vraiment que ces imbéciles de Sakédor pour déblatérer des idioties pareilles !!! »
Elle pleurait toute les larmes de son corps. Crayonne dormait malgré les bruits alentours. Charles posa son regard sur sa fille unique.
Elle ne devait pas mourir maintenant.
Eleanor la déposa doucement dans le placard et en referma la porte.
« Ici au moins, ils n’y feront pas attention… »
« Qu’est ce que tu compte faire Léa ? »
« Me battre à tes côtés… Je ne peux pas te laisser mourir bêtement… »
C’est à cet instant que la porte s’ouvrir dans un immense fracas.
Charles et Eleanor reculèrent d’un seul coup.
Face à eux se trouvaient plusieurs membres du DESASTRE. Leurs yeux ne ne manifestaient que la peur et la colère lorsqu’ils virent les visages de ceux qu’ils recherchaient.
« Charles et Eleanor Badgranger, vous êtes en état d’arrestation… Tout ce que… »
Mais l’homme n’eut pas le temps d’achever sa phrase.
Charles avait commencé une incantation. Ses doigts dessinant une figure invisible et étrange dans l’espace, une sombre technique se préparait, d’une puissance peu commune.
« Meurt... »
Son bras droit s’était tordu dans l’air dans un étrange demi-cercle. Son corps émit un funeste éclat sombre, plus noir encore que son cœur. Et Charles aimait particulièrement cet instant. Face à lui, ses ennemis mourraient les uns après les autres, leur corps dissous dans l’espace. Quand à lui, il se tordait de douleur sur le sol. Eleanor s’était penchée sur lui.
« Ce sortilège… Pourquoi ? Tu sais bien qu’il te vide d’une grande partie de ton énergie magique ! »
Mais à peine Eleanor avait-elle finit sa phrase que d’autre agents du DESASTRE étaient apparut. La jeune femme sauta et se précipita vers ses adversaires.
« Crevez tous autant que vous êtes !!! »
La voix avec laquelle il avait dit cela était effrayante. Froide, inhumaine. On aurait dit une invocation. Mais rien ne vint. C'était juste une manière d'engager le combat.
« ICE BLADES !!! »
Une série de pics de glaces s'enfoncèrent dans les corps aux chairs tendre qui se trouvaient face à elle. Aucun d’entre eux ne survécut. Fière d’elle, Eleanor se retourna vers Charles, un grand sourire aux lèvres. Charles hurla :
« LEAAAAAA !!! »
Mais c’était trop tard. Beaucoup trop tard.
Eleanor n'avait rien senti. Le choc avait été violent, évidemment, mais elle n'avait aucunement eu le temps de réaliser ce qu'il lui arrivait. Elle retomba lentement sur le sol, et ses yeux se refermèrent, doucement.
Pour toujours.

Saké Rotter s’avançait dans la pièce, toujours sur ces gardes. Il ne quittait pas Charles des yeux. Charles qui se tordait de douleur sur le sol et qui tentait de rejoindre le corps sans vie d’Eleanor.
Il était seul.
Tout seul.
Cette impression de solitude glacée, il l'avait déjà ressentie. Quand cela s'arrêterait-il? Autour de lui, juste le néant. Il avait peur. Une sorte de peur viscérale, incontrôlable, le saisissait au ventre. Il se sentait nu, vulnérable, face aux ténèbres glacées et à sa propre conscience. Mais, plus que jamais, il était seul, désespérément seul.
« Saké Rotter… Vivant… Qui l’eut crut… »
Saké recula de lui-même, profondément déçut. Néanmoins, il se surprit à lui répondre.
« J’ai eut beaucoup de chance ce jour là… »
Charles se releva doucement, titubant. Le regard ailleurs, il s’adressa à Saké :
« Est-ce que tu es prêt à te battre pour sauver ta vie ? »
« Tu veux te battre contre moi ? Regarde dans quel état tu es Charles… Il est loin, le premier de la classe quand nous étions ensemble à Boudebar… »
Saké sentait monter en lui une colère indéfinissable. Il continua :
« Tu sais ce que ça fait maintenant de perdre ceux à qui l’on tiens le plus… Tu aurais pu devenir quelqu’un de bien, mais tu as préféré choisir une toute autre voie… »
Charles avait perdu son calme au moment ou il avait entendu ses paroles.
« Va crever Saké !!! »
Il s’était jeté sur lui, mais Saké l’avait facilement évité. Charles n’avait pas eut le temps de se retourner. Il avait sentit quelque chose le traverser. Une lame froide, implacable, mortelle. Il sentit ses os craquer et son sang le quitter, alors que la douleur fulgurante remontait à son cerveau et se propageait dans tout son corps. En face de lui, à quelques centimètres de son visage, Saké Rotter le fixait, d’un regard triste et méprisant. Il se vit dans ses yeux brillants, il se vit, lui. Il vit son sang se déverser sur le sol. Il vit son regard étonné. Puis il retomba lourdement sur le sol.
Charles Badgranger n’était pas encore mort. Saké le savait. Il s’approcha du corps allongé sur le sol qui se tortillait pour vivre et demanda :
« Où est l’héritier de Dolldemort ? »
Le regard de Charles se posa sur l’armoire dont la porte s’était doucement ouverte. Saké s’en rapprochait doucement, tendit que ses yeux se refermaient. Puis soudain, plus rien, le noir total...


Tout était désormais finit.
Qu’allait-il faire à présent ? Alors qu’il se tenait là, à l’entrée de ce qui fut autrefois sa maison, ignorant même la pluie ruisselant sur son visage, une foule de souvenirs lui revint en mémoire. Tellement de tristesse et de mélancolie, de remords et de lassitude régnaient en lui.
Pourquoi n’avait il pas agit lorsqu’il en était encore temps ?
Pourquoi l’avait il laissée mourir ?
La seule femme qu’il n’avait jamais aimée, la seule… Qu’il ne pourrait à présent jamais plus tenir contre lui, qu’il ne pourrait plus entendre parler ou même rire, qu’il ne pourrait jamais plus étreindre… Il sentit ses larmes coulées le longs de ses joues et il se retint pour ne pas éclater en sanglots.

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Rodeline
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MessageSujet: Re: les histoires très courtes (by crayonne)   Mer 26 Aoû - 16:59

Trop cool d'en savoir plus sur les parents de Crayonne. Tout ça, ça me donne envie d'écrire sur Rodeline mais bon...
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